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L'étude
Votre enfant est atteint, ou a été atteint d’un gliome infiltrant du tronc cérébral ?
Merci de prendre le temps de répondre à ce questionnaire.
Les traitements
Chimiothérapie
Les tumeurs cérébrales restent aujourd'hui encore un défi à la chimiothérapie antimitotique. Elle est loin d'avoir fait ses preuves dans ce type de localisations. Cet échec relatif tient sans doute à plusieurs raisons. Parmi celles-ci, trois paraissent plus importantes :

- d'une part l'imperfection du cadre nosologique des tumeurs cérébrales, classe d'affections où se regroupent probablement des proliférations extrêmement hétérogènes, et, de ce fait, de sensibilité très différente aux agents thérapeutiques. Un certain nombre d'arguments laissent à penser que cette variabilité se retrouve, non seulement entre plusieurs tumeurs de dénomination différente, mais encore au sein même de groupes de tumeurs incluant des proliférations de comportement et de pronostic très variables (ex : les astrocytomes).

- d'autre part les particularités anatomiques du système nerveux central, depuis longtemps considéré comme un " sanctuaire " à l'action de la chimiothérapie. Cette donnée est depuis longtemps reconnue au cours des leucémies aiguës lymphoblastiques, dont tous les protocoles thérapeutiques incluent la mise en oeuvre d'une prévention méningée spécifique. Elle paraît directement liée aux particularités de la " barrière hémato-encéphalique ", qui constitue un obstacle à la diffusion, au niveau des espaces méningés et du tissu cérébral, des principaux agents antimitotiques.

- la nécessité, enfin, comme avec la radiothérapie ou la chirurgie, de préserver au maximum les tissus sains, notamment chez le petit enfant, dans une période de développement maximum du système nerveux central, et donc de fragilité accrue envers tout élément potentiellement toxique.
Les essais thérapeutiques
On peut vous proposer un essai clinique. Certains sont randomisés (définition : essai comparatif au cours duquel les sujets sont assignés au hasard à plusieurs groupes, l’un prenant un traitement standard, l’autre le traitement faisant l’objet de l’essai). 

Il est important de bien peser le pour ou le contre : quels sont les bénéfices espérés, pour quels effets secondaires ?

Certaines molécules peuvent apporter un léger "plus" en termes de survie (suite à une biopsie), mais la plupart des essais sont un échec complet.

En 2012, la quasi-totalité des essais thérapeutiques, réalisés en France, sur les gliomes infiltrants du tronc cérébral n'apportaient pas ou peu de gain de survie, et encore moins une guérison.